Prologue
- Mais, bon dieu, à quoi as-tu donc pensé en faisant cela! Crie une nouvelle fois ma mère, balançant ses bras de droite à gauche pour exprimer sa colère.
- Et merde, maman, calme-toi, tout le monde peut être con parfois, alors pas la peine de me crier dessus! Je réplique, serrant des dents pour ne pas lui balancer des injures.
- Ne pas te crier dessus!? S'égosille-t-elle. Comment veux-tu que je reste calme après ce que tu viens de faire?
- Mais merde au moins je te ne l'ai pas caché, j'ai été franche!
- Tu n'aurais seulement pas du faire ÇA! Parce que ÇA ce n'est pas de ton âge, d'accord, tu es beaucoup trop jeune! Je ne te reconnais plus, on dirait... on dirait...
- Une quoi ah, une quoi!? Vas-y maman, vas-y, reste pas plantée là!
- Une vraie dévergondée! Voilà, tu me fais penser à une vraie dévergondée !
Les mots déchirants que vient de m'adresser madame ma mère me fait réellement mal. Mon c½ur se sert quelque peu, n'étant pas capable de contenir la tristesse qui l'envahit. Je n'ai jamais pensée que ma mère penserait une telle chose de moi, mais, en même temps, j'aurais dû. Je ravale mes larmes, prête à riposter.
- Pourquoi me juges-tu autant maman? J'ai seulement cherchée un moyen d'être pleinement heureuse ! Je ne pouvais pas savoir que...
- Ma puce, si tu étais resté là, bien sagement, attendant le bon, comme j'ai fait avec ton père, je ne serais pas en train de te crier dessus!
- Maman, désolée, mais tu n'es pas toujours le parfait exemple! Tu sais, papa à divorcé depuis deux ans pour une autre femme !
- Et puis ! Qu'est-ce que ça fait d'attendre hein? À place de sauter sur tout ce qui bouge comme une salope!
- J'aime mieux être une salope que d'être une vieille folle aigrie qui dirige avec des vieilles règles à la con ! Peut-être que ses règles marchaient dans ton temps, mais tout ce que ça peut faire, c'est de me prouver que tu es une mauvaise mère !
Je ne vis pas sa main arriver. La gifle qu'elle m'afflige me laisse pantoise. Je n'ose plus bouger, ni-même parler. Je me rends compte alors que les paroles que je viens de lui lancer au visage sont cruelles, même très. Mes mots ont réellement dépassées ma pensée, mais qu'elle continue de m'insulter ouvertement était insoutenable.
Après quelques secondes de confrontation silencieuse, elle me demande d'aller dans ma chambre, bien sûr en évitant mon regard. Je monte alors les marches, fuyant le regard courroucée de la femme d'âge mûre. Arrivée à ma chambre, je ne peux m'empêcher d'attaquer mon oreiller avec une rage qui m'est impossible à décrire. Les grognements bruyants que je laisse sortir sont le résulat de ma colère, ma tristesse et, surtout, de ma solitude. Tout d'un coup, la folie qui m'habite s'envole pour laisser la place à un flot de larmes qui était rester enfuis depuis longtemps, trop longtemps.
Comment ma situation était-elle devenue à un point si critique ? La femme qui avait le rôle de m'aimer et de me protéger m'insulte sans vergogne. La passion qui m'habitait depuis des semaines est-elle réellement la cause de la solitude qui m'emprisonne ? Bien que je veuille le renier, la réponse est exacte. Est-ce que j'ai réellement bien calculé mes gestes ? Je pensais que, lui et moi, c'était le monde parfait... Et, bien que je cherche toujours et encore une raison pour le nier, je le pense toujours. Comment je peux retrouvée le bonheur qui m'avait habité depuis ma rencontre avec cet ange ?
Comment, moi, Nathalie Paré, je vais me sortir de ce cauchemar?
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