À l'aide de mes premières bottes à talons hauts qui me font énormément mal au pied, j'entre dans l'établissement qui me sers d'école. Je ne sais pas encore pourquoi j'ai achetée ses bottes qui me paraîssaient géniale à l'½il nue, mais dangereuses à enfilées. Était-ce à cause d'une soudaine envie irréprochable d'avoir fière allure après ses longues vacances ? Je ne sais pas, mais quelque soit cette raison, elle était stupide ! Essayant d'oubliée les écorches-pieds qui me serrent de bottes, je fais un rapide contrôle de mon existence.
Moi, jeune femme de quinze ans, s'appelle Nathalie Paré, surnommée Nath, ou ma pétasse d'amour... passons. J'habite dans un quartier qui me paraît réellement morne, mais ma mère m'a toujours répétée que ce quartier que j'ai toujours détestée était le plus charmant qui puisse exister dans la ville de Québec. Depuis longtemps j'ai arrêtée de la contredire sur ce sujet, puisqu'elle a toujours été gagnante dans ce genre de situation. Souvent, je me passe les images de mon déménagement, il y a plus de deux ans. Devant un énorme camion de déménagement, mes oncles s'efforçaient d'entrer notre sofa dans la porte d'entrée, bien que ça paraîssait impossible. Ma mère courait dans tous les bords, criant à tue-tête à ma famille de faire attention aux objets précieux. Et puis, assis sur le gazon, il y a moi, fixant l'un après l'autre les voisins qui croyait être les maîtres de la subtilité, nous regardant derrière leurs rideaux. Je me souviens encore de la colère qui bouillonnait en moi. L'idée de trouver de nouveaux amis dans une ville qui m'est inconnue quand j'avais eu la chance inespérée d'en avoir une tonne dans une autre, ça me paraîssait être la pire des trahisons de la part de ma mère. L'année qui suivit ce déménagement, je me trouvais des meilleures amies puis quelques connaissances, sans pourtant trouver la certaine popularité que j'avais toujours recherchée. J'ai toujours trouvée que mes trois premières années de secondaire se sont avéré inutiles, puisque je n'ai jamais réellement trouver le parfait bonheur. Ce n'est pas réellement que je suis malheureuse, mais j'ai toujours l'impression qu'il me manque quelque chose d'essentiel pour réellement faire la vie que je mérite. Un quelque chose d'irréel que je me borne à chercher.
D'un mouvement de tête drôlement brusque, ses pensées qui me paraîssent inutiles disparaîssent de mon esprit, m'obligeant alors à me concentrée sur les pas que j'essaye d'aligner.
