- Devine c'est qui?
En deux secondes, ma vue fut brouillée par deux mains posés sur mes yeux. Je devine instinctivement que c'est ma certaine meilleure amie, Marie-Pierre, qui s'amuse une nouvelle fois de m'enlever la vue.
- Est-ce que c'est ma salope chérie qui m'empêche de me diriger vers ma fouttue classe?
- Et bien oui ma pétasse d'amour que j'adore et qui devrait surveiller son langage. Elle n'a rien fait cette pauvre classe! réplique-t-elle, enlevant les mains de sur mes yeux.
- La reine du gros mot est en train de me dire de surveiller mon language? Dis-je, faisant volte-face.
- Et oui, les vacances peuvent changer une personne, même les personnes aussi extraordinaires que moi!
Sur ses mots, je pris l'adolescente châtaine dans mes bras, la serrant avec une force inexplicable. Cela fait plus dix-neuf jours que je n'ai pas eu la chance de la voir, puisque sa famille l'a obligée d'aller dans son chalet dans les montagnes pendant les congés. À cause de cela, je n'ai pas pu profiter pendant mes vacances de Noël de regarder des films des années quatre-vingt en mangeant une tonne de sucreries, ce qui est pour moi et pour Marie une certaine tradition. En d'autres mots, cette fille m'a manquée !
- Est-ce que tu savais que tu m'as réellement manquée ? Je plaisante, une pointe de mélancolie dans ma voix.
- Arrête de me faire ses saluts déchirants, s'exclame-t-elle, se séparant de moi. J'ai un sujet beaucoup plus intéressant à te proposer...
Je relève les yeux au ciel, devinant instinctivement ce sujet Ô combien intéressant, que je me borne à chaque fois d'esquiver.
- Alors, quel gars voudrais-tu pour cette fin d'année? Me dit-elle, tout en me pointant les garçons nous ignorant.
- Et merde, tu sais très bien que le gars que je veux n'est pas encore là... je murmure, espérant que personne n'est aux alentours.
- Non mais arrête putain! cria-t-elle. Tu sais très bien que pour avoir ce mec-là, c'est presque mission commando! Ça fait un an que tu ne lui à pas parler et tu m'as dit qu'il te détestait presque.
- Merde, arrête de le crier sur tous les toits que je l'aime bien ! Et tu sais très bien que les autres ne m'intéressent pas !
- Non, ce n'est pas qui ne t'intéresse pas, c'est tout simplement que l'idée que tu n'est jamais eu de copains te bloque, voilà tout !
Sur ses mots, Marie se faufile dans la foule suivit par moi, fulminant silencieusement. Je déteste quand elle revient sur mon statut de célibataire transite. Je n'ai jamais eu un quelconque rapport avec un garçon, que ce soit un baiser ou une communication amicale. J'ai toujours été d'une nature timide, mais quand je rencontre un nouveau garçon, cette timidité me rends réellement idiote. Les paroles qui me paraîssent compréhensives sont en fait des bafouillements, ce qui fait souvent fuir le ou les mecs que je rencontre. Avant, mon statut de célibataire ne me dérangeait pas tant que cela, puisque je savais que j'avais toute ma vie devant moi pour trouver l'homme parfait. Mais maintenant, de mes nombreux quinze printemps, cet état constant commençe réellement à m'agaçée, puisque je suis souvent mal à l'aise pendant les conversations sur les garçons de mes amies. Est-ce l'amour d'un garçon pour moi qui me manque tant à ma vie ? C'est probable, même très probable.




