premier chapitre - part II

premier chapitre - part II
Avec difficulté, je me dirige vers ce qui semble être mon casier, fermé depuis près de trois semaines. Je l'ouvre promptement pour essayé d'y trouver des certains dégâts. Un frisson de dégoût m'envahit en constatant qu'une certaine odeur nauséabonde s'échappe de mon casier. Je recule instinctivement, sans pourtant m'empêcher de chercher la source de cette puanteur. Un repas indéterminé est caché au fond de mon casier, me laissant deviner que c'est lui qui est la cause de la pestilence. J'enlève mon manteau et mon sac à dos, les met sur un des crochets, prend quelques livres puis referme mon casier, sans même essayer trouver de l'air. Ce serait logique que j'enlève ce repas maintenant oublié depuis presque trois semaines de mon casier, mais je n'ai pas le courage pour faire cet exploit. Demain, je me promet d'amener tout l'équipement nécessaire pour désintoxiquer ce compartiment !
- Devine c'est qui?
En deux secondes, ma vue fut brouillée par deux mains posés sur mes yeux. Je devine instinctivement que c'est ma certaine meilleure amie, Marie-Pierre, qui s'amuse une nouvelle fois de m'enlever la vue.
- Est-ce que c'est ma salope chérie qui m'empêche de me diriger vers ma fouttue classe?
- Et bien oui ma pétasse d'amour que j'adore et qui devrait surveiller son langage. Elle n'a rien fait cette pauvre classe! réplique-t-elle, enlevant les mains de sur mes yeux.
- La reine du gros mot est en train de me dire de surveiller mon language? Dis-je, faisant volte-face.
- Et oui, les vacances peuvent changer une personne, même les personnes aussi extraordinaires que moi!
Sur ses mots, je pris l'adolescente châtaine dans mes bras, la serrant avec une force inexplicable. Cela fait plus dix-neuf jours que je n'ai pas eu la chance de la voir, puisque sa famille l'a obligée d'aller dans son chalet dans les montagnes pendant les congés. À cause de cela, je n'ai pas pu profiter pendant mes vacances de Noël de regarder des films des années quatre-vingt en mangeant une tonne de sucreries, ce qui est pour moi et pour Marie une certaine tradition. En d'autres mots, cette fille m'a manquée !
- Est-ce que tu savais que tu m'as réellement manquée ? Je plaisante, une pointe de mélancolie dans ma voix.
- Arrête de me faire ses saluts déchirants, s'exclame-t-elle, se séparant de moi. J'ai un sujet beaucoup plus intéressant à te proposer...
Je relève les yeux au ciel, devinant instinctivement ce sujet Ô combien intéressant, que je me borne à chaque fois d'esquiver.
- Alors, quel gars voudrais-tu pour cette fin d'année? Me dit-elle, tout en me pointant les garçons nous ignorant.
- Et merde, tu sais très bien que le gars que je veux n'est pas encore là... je murmure, espérant que personne n'est aux alentours.
- Non mais arrête putain! cria-t-elle. Tu sais très bien que pour avoir ce mec-là, c'est presque mission commando! Ça fait un an que tu ne lui à pas parler et tu m'as dit qu'il te détestait presque.
- Merde, arrête de le crier sur tous les toits que je l'aime bien ! Et tu sais très bien que les autres ne m'intéressent pas !
- Non, ce n'est pas qui ne t'intéresse pas, c'est tout simplement que l'idée que tu n'est jamais eu de copains te bloque, voilà tout !
Sur ses mots, Marie se faufile dans la foule suivit par moi, fulminant silencieusement. Je déteste quand elle revient sur mon statut de célibataire transite. Je n'ai jamais eu un quelconque rapport avec un garçon, que ce soit un baiser ou une communication amicale. J'ai toujours été d'une nature timide, mais quand je rencontre un nouveau garçon, cette timidité me rends réellement idiote. Les paroles qui me paraîssent compréhensives sont en fait des bafouillements, ce qui fait souvent fuir le ou les mecs que je rencontre. Avant, mon statut de célibataire ne me dérangeait pas tant que cela, puisque je savais que j'avais toute ma vie devant moi pour trouver l'homme parfait. Mais maintenant, de mes nombreux quinze printemps, cet état constant commençe réellement à m'agaçée, puisque je suis souvent mal à l'aise pendant les conversations sur les garçons de mes amies. Est-ce l'amour d'un garçon pour moi qui me manque tant à ma vie ? C'est probable, même très probable.

# Posté le mardi 26 février 2008 14:31

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 19:13

premier chapitre - part III

premier chapitre - part III
Je revins rapidement à la réalité quand Marie me pointe d'un doigt deux adolescentes, l'une aux longs cheveux blonds frisés, et une autre aux cheveux bruns lisses. L'une s'appelant Cassandra, et l'autre Stéphanie. Un sourire énigmatique éclaire alors mon visage, reconnaissant mes deux amies d'enfances que j'ai vue seulement deux ou trois fois pendant nos congés. J'accélère ma cadence pour les rejoindre, suivit par ma meilleure amie qui se rue ensuite vers elle comme une hystérique. Steph la reçoit dans ses bras, plutôt surprise de voir Marie lui sauter à la gorge. Tandis que moi je m'avance tranquillement vers Cass, la prenant tranquillement entre mes doigts pour ne pas l'étouffée. La grande blonde me lance ensuite un grand sourire, signe qu'elle est contente de nous voir.
- Oh mon dieu Cass, j'adore ta sacoche!!!
La soudaine exclamation familière nous fait tourner instinctivement vers ma meilleure amie, tout comme un groupe de personnes qui passait par là. Celle-ci, remarquant les regards hautains que les inconnus lui envoient, leur lance un glorieux « quoi ? » froid qui les oblige à se tourner la tête. Je m'efforce de ne pas pouffer de rire devant l'extraversion de ma meilleure amie, ne voulant guère vexée le groupe d'élèves qui disparaît dans un couloir.

- Merci Marie pour cette excitation sur ma sacoche, réplique Cassandra, narquoise. C'est une Chanel, et une vraie en plus!
- Oui, une vraie... murmure Steph pour elle-même, non convaincue de l'origine de cette sacoche.
Bien que je ne dis absolument rien pendant le récit de l'aventure de Cass au soleil, j'approuve silencieusement le commentaire de Steph, tout comme Marie. Mais bon, nous sommes toutes trop gentilles pour crier haut et fort qu'elle c'est sûrement fait arnaquée, brisant ses rêves irréalistes en même temps.
- Et là, le mec, il m'a dit qu'il me la donnait à cent-vingts dollars, mais après j'ai dis...
- Hey, Nath, c'est l'homme de ta vie derrière-toi!
L'intervention de Stéphanie pendant le discour éloquant de Cass m'oblige presque à me retourner dans un geste brusque vers son indication, maintenant au prise par une excitation alarmante. Non, je ne le crois pas...

Oh mon dieu, c'est lui... C'est vraiment lui, non ce n'est pas possible! C'est lui, lui, lui!!! Je n'arrive pas à le croire, il vient vers moi, lui...

Le certain Mathieu Larivière déambule dans les couloirs, sûrement à la recherche de son casier. Ses cheveux bruns pâles dansant sur son front sur ses pas. Ses lèvres d'une perfection remarquable s'étendent, laissant entrevoir ses dents blanches parfaitement alignées. L'entier de son corps est marqué par des heures d'entraînement, sans pourtant qu'il soit extrêmement musclé. Et puis il y a ses yeux. Ses pupilles azurés d'une beauté encore plus formidable que tout le reste, laissant rêver les femmes qui pouvaient avoir la chance de le regarder sans gêne. Il n'a aucunement changé, à part qu'il est encore plus désirable après presque trois semaines sans avoir la chance de pouvoir le voir.
- Hey, Nath, sort de tes fantasmes! Y a pas que lui ici tu sais!
Je fis volte-face, sortant de mes rêveries. Mes trois amies pouffent légèrement, me laissant comprendre que ma soudaine utopie c'était fait remarquée. Je leur lança un regard noir, bouillant pour leurs manques de compréhension.
- Tu sais, Nath, je dois t'apprendre quelque chose de très important...
- Quoi donc ma chérie? Dis-je, sachant très bien ce qu'elle allait me déclarer.
- Arrête de penser à un mec qui ne sait pas que tu existe !
- C'est vrai Nath, dit Steph, d'une sérénité incroyable à comparé de Marie. Tu l'as dit toi-même, il te déteste presque! Pourquoi tu t'accroches sur quelqu'un qui ne va sûrement jamais t'aimer?
- Ah, ça va, j'ai compris! Dis-je, grognante. C'est le seul qui m'intéresse vraiment et j'ai le droit de rêver non?
- Oui mais...
Le serment de Steph fut rapidement coupé par ce qui semblait être une voix, cristalline et extrêmement agaçante. Nous laissons toutes échapper un soupire d'exaspération, reconnaissant la personne qui s'avance vers nous.

# Posté le jeudi 28 février 2008 15:01

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 19:14

premier chapitre - part IV

premier chapitre - part IV
- Madeleine, mon ange, comment ça va? S'exclame alors Marie, le sarcasme encré sur son éternel sourire.
- Super bien! Et vous autres mes chéries?
Madeleine... Comment expliquer Madeleine ? Le mot pétasse est sûrement le plus significatif, mais je n'aime mieux pas l'employer. Pour tout dire, cette fille est pitoyable. Elle peut paraître gentille à la première impression, mais tous ont comprit bien vite que ses seuls intérêts, ce sont les siens. Bien qu'elle soit d'un égoïsme alarmant, elle est entourée de plusieurs amis, ce qui me paraît réellement inexplicable. Mon hypothèse sur le mystère de sa popularité est parce que cette brunasse est redoutable, que ce soit pour les garçons ou pour les filles. Je crois qu'écraser les autres pour atteindre le summum est maintenant l'une de ses spécialités.
- Super! je réplique en c½ur avec mes trois amies, s'efforçant de rester souriante.
- Hey, les filles, faut trop que je vous raconte ça là... Dit-elle, replaçant ses cheveux. Ça se passe chez nous, pis Jenny devait venir, mais là...
- Écoute, Madeleine, on doit faire plusieurs choses plus importante que d'écouter tes histoires. On est pressée, désolée...
Toujours avec le même sourire, Marie vient de balancer cette phrase à Madeleine. Madeleine, légèrement irritée, eu l'idée de riposter. Mais, constatant que c'est véritablement inutile, elle part vers la direction opposée, sans rajoutée un quelconque mot. C'est une des choses que j'aime le plus chez ma meilleure amie : elle a le don d'envoyer promener les gens avec le sourire.

La cloche annonçant que, dans à peine quelques minutes les cours commençeraient, retentit dans l'immeuble. Instinctivement, je salue rapidement mes amies pour se séparer d'eux, suivit par Stéphanie. Je cherche quelques instants dans mon esprit quel cours que nous partageons, me rendant bien vite compte que c'était le Français. Un petit grognement sortit de mon gosier, irritée par l'idée de commencer cette partie de l'année avec monsieur Letourneau. Bien que j'aime quelque peu écrire, mon professeur gâche ses cours qui me passionnent en temps normal.
- Hey Nath ? s'exclame Steph, amusée légèrement par je ne sais qu'elle raisons
- Quoi? Je réponds.
- Ne t'excite pas trop! Mathieu est dans notre classe si tu n'as pas oublié...
- Non Steph, je n'ai pas oublié! Mais tu sais...
- Hey Math, attends-moi putain de merde!
Un coude me frappant violemment dans le ventre m'oblige à m'arrêter dans le discour où je m'élançais. Retenant avec fermeté mon ventre par la douleur, je regarde d'un bref signe de tête celui qui a osé me frappé. Le certain Maxime Petitclerc, le synonyme vivant de l'immutarité. La pensée que ce gars est le meilleur ami de celui qui me fait rêver secrètement me paraît impensable, bien que ce soit le cas. Une certaine rage parcourt mon corps instantanément, fixant le stupide énurgémène qui se faufile maladroitement entre la foule d'étudiants. L'idée de lui faire comprendre ce que je pense de son comportement traverse mon esprit, mais mon souffle difficile me ramène rapidement à la réalité.
- Et merde, ça va Nath?! Demande Steph, soudainement inquiète. Mais qu'il est con celui-là, il pourrait s'excuser au moins!
- Calme-toi Steph, ça ira... Je ne veux pas d'excuses d'un imbécile comme lui!
Après cette remarque, je me relève difficilement de ma posture ridicule pour suivre Stéphanie qui se dirigeait vers notre classe de Français.

On entre rapidement dans la pièce orange, sortant du raz de marée d'élèves qui se dirige eux aussi vers leurs classes respectives. Je remarque alors qu'un drôle d'attroupement d'élèves fait un cercle sur ce qui semble être une feuille. Me séparant de Steph, je me faufile entre le groupe d'adolescents, constatant alors que cette feuille n'est nul autre que l'assignation des places. Je lève les yeux au ciel, reconnaissant l'attitude froide et organisée de mon professeur. Je jette un rapide coup d'½il sur la feuille, heureuse de découvrir que ma nouvelle place se trouve dans le fond de cette pièce. Sans plus attendre, je sors de la troupe d'élèves pour me diriger à mon nouveau pupitre.

Parcourant la classe, je constate alors que ma précipitation m'avait fait ignoré le fait que nous sommes maintenant en équipe de deux. Je regarde le bureau près du mien, perplexe. Qui aura la grande chance de m'accompagner dans les travaux d'école ? Bien que je ne sois pas sexiste, j'espère secrètement que ce soit une future coéquipière. Si ce stupide professeur de Français a eu la brillante idée de me mettre avec un mec, je donne immédiatement une plainte à la direction elle-même ! Personne ne me forcera à partager à...
- Salut Nath, je peux m'asseoir...?
Je me retourne brusquement vers ce nouveau interlocuteur. Mon c½ur fait alors un bond, m'obligeant me tenir sur mon bureau. Je veux écarquiller les yeux, mais la surprise m'en empêche. Je fixe l'individu, sans rien faire, essayant d'assimiler ma découverte. Mais je n'y arrive pas. C'est trop soudain, trop inexplicable. Quoi ? Je, non... C'est pas possible. Pourquoi ? je ne sais pas. Je ne sais rien, je ne comprends rien. Pourquoi, pourquoi...

Pourquoi lui ?

Fin du premier chapitre



Qu'est-ce que vous en pensé?
Dites-moi votre avis s.v.p!

# Posté le jeudi 28 février 2008 17:26

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 19:15

deuxième chapitre - part I

deuxième chapitre - part I
Deuxième chapitre
''Les bottes magiques''

Mes cinq premiers jours d'école après ses longues vacances dans la neige ont été véritablement pénible. Depuis que Mathieu est maintenant mon nouveau coéquipier de Français, je vis dans l'ignorance totale. Nuits et jours, je me questionne sur mon comportement sur lui. Est-ce qu'il sait qui m'intéresse ? Est-ce que je l'intéresse ? Toutes des questions qui me rongent, bien que je connaisse déjà la réponse. Non, il ne le sait pas. Non, je ne l'intéresse pas. Il m'ignore complètement, ou même qu'il ne me voit pas. Il se contente d'écouter le professeur, ou encore de dessiner dans son agenda. Sinon, aucune communication, qu'elle soit positive ou négative. Pourtant, bien que je ne connaisse rien de lui, je ne peux m'empêcher de l'admirer. Admirer ses mains, admirer ses cheveux, admirer ses yeux... si seulement je pourrais laisser tomber une bonne fois pour toute cette timidité, je la remplacerais sûrement par un lot de courage pour lui parler.
- Pis, avec ton Roméo, est-ce que ça à avancer? S'exclame Marie, me sortant brusquement de mes rêveries.
- Hein, quoi!? Je demande, lunatique. Ah, non, pas encore...
- Nath, faut vraiment que tu l'oublie! Ça te fait seulement souffrir pour rien...
- Je sais, mais je ne suis pas capable! Il hante mes pensées jours et nuits! Et, quand j'essaye de l'oublier, je pense soudainement à ses yeux, qui me font... complètement... chavirée.
Je viens de soufflée le dernier mot. Brusquement, je remarque l'air désespéré de ma meilleure amie. La honte m'empare rapidement, constatant que mes paroles étaient ridicules. Je ressemble drôlement à une fille pitoyable qui espionne en secret un être qui ne connaît même pas son existence. Non, je ne le ressemble pas, je le suis.
- Écoute... Dit-elle, cherchant un ton doux. Regarde qu'est-ce qu'il te fait... Tu te sens tellement mêlée et découragée à cause de lui. Et ne le nie pas! Je le sens depuis le début de l'année. Ne fait pas confiance en lui Nath, parce que ça va juste t'amener de la solitude...
Je ne réplique pas parce que, bien que je veuille le nier, elle a complètement raison.
- Et tu sais quoi... commence-t-elle, le sourire aux lèvres. MA pétasse d'amour n'est la pétasse d'amour de personne!
- Ne t'inquiète pas, je serai toujours TA pétasse d'amour! Je réplique, hilare.

La première cloche retentit dans l'école, m'obligeant à me séparer de ma meilleure amie. En route vers ma classe de Français, j'espère silencieusement que Mathieu m'adresse un seul mot, bien que je sais que ses belles prières s'avèrent inutiles.

La deuxième cloche retentit. Ma classe de Français est maintenant envahit d'élèves. Pendant que le professeur explique rapidement ce que nous allons faire pendant le cours, lui à qui je pense jours et nuits dessine dans un cahier, ignorant les explications de notre professeur.

Et il y a moi, qui le regarde. Bien sûr, je le regarde du coin de l'½il, je ne suis pas non plus une obsédée ! Je me dit alors de me lafermez silencieusement, puisque je suis la parfaite copie d'une obsédée. Je dois arrêter de penser à lui, c'est inévitable ! Il t'ignore complètement, alors comment ça pourrait marcher ? De toute façon, il n'est pas si beau que ça. Ses cheveux sont sur son front, ses yeux sont trop... Bleus ? Bien sûr qu'il ne sont pas trop bleus ! Ils sont parfaits ses yeux... Ses yeux envoûtants, et d'une beauté remarquable. On dirait un océan de splendeur, laissant rêver les filles de pouvoir plonger dedans. Plonger son regard dans le sien, valsant entre ses bras qui te protègent, et qui t'aiment. Danser sur la musique de cet amour commun, cet amour qui brûle entre nos deux corps qui...
- Mademoiselle Paré, sortez dont de vos rêveries et occupez vous du cours s.v.p!
- Qu'est-ce que tu as dit mon ché...
Le dernier mot ne parvint jamais à mes lèvres. J'ouvre grand mes yeux, comprenant ce que j'allais faire. La classe sombrait dans un silence lourd. Les élèves me regardent tous, devinant le dernier mot par ma mine honteuse. Du coin de l'½il, je vis Stéphanie en train de pouffer silencieusement. Je voulut lui lancer un regard noir, mais l'idée de faire réagir en même temps les personnes qui me fixaient me rétracte. J'attends que quelqu'un parle, ou fait un geste. Pourtant, le silence est long, très long, trop long...

# Posté le vendredi 29 février 2008 16:25

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 19:17

deuxième chapitre - part II

deuxième chapitre - part II
− Comment alliez-vous m'appeler Mademoiselle Paré? Dit le professeur, hilare de me voir dans cet état.
− J'allais vous appeler mon... Mon...
− Mon? Mon...? Mon, mon, mon?
Tout le monde ce mis à rire dans la salle. Pourquoi fallait t'il que ce professeur amuse la classe avec mes malheurs?
− Mon... Mon cher professeur que... quque... j'adore?
Tout le monde se remit à nouveau à rire. Je me cala dans mon banc . Pourquoi j'ai dit une connerie pareille aussi!?
− D'accord, on va dire que je vous crois! Répondit le professeur.
Ahah! Mais que vous êtes drôle le professeur. Vous aimez bien rire des malheurs des autres n'est-ce pas Monsieur Letourneau? Ce que je le hais desfois...
− T'inquiète pas...
Je me retourna vers la droite. Mathieu me regardait, avec un grand sourire charmeur. Je souris, timidement, mais je souris. Il retourna ensuite à ses dessins, me laissant perplexe. La seule fois qu'il m'adresse la parole, je l'ignorais complètement... Si c'est pas le destin!

La cloche sonna. Enfin! Je ne serais plus avec ces imbéciles qui n'arrêtaient pas de rire de moi. Aujourd'hui, moi, Cass et Marie on va manger de la pizza au roi de la pizza! Cherchant Cass et Marie des yeux depuis 15 minutes, je pu voir deux silhouettes courant vers moi. Marie arriva vers moi essouffler.
− Désolée d'être en retard, c'est qu'on a vue...
− Il m'a parlé Marie! Dis-je, la coupant.
− Ah, d'accord... Mais là, comme je disais, on a vue un gars vraiment trop...
− Quoi, ça vous épate pas autant que ça?
− Nath, il t'a seulement parlé! Dit Cass, levant les bras. On peut pas dire que c'est vraiment un exploit!
− Mais ça fait si longtemps que... que j'en rêve... Ahh pis laissez donc faire! Je vais aller chercher mon manteau.
− Non mais prend le pas comme ça!
Je partis, sans même répondre à Cassandra. Comment pouvaient t'elles osez me dire un truc aussi... Grotesque!? Il venait de me dire quelque chose de gentil... La seule chose qui m'a dit depuis, quoi, deux ans? Pfff, elles ne peuvent pas me comprendre.

Pendant que je revenais de ma case, portant mon manteau et mes bottes, je perdis l'équilibre. Je tomba face contre terre. Entrain de me maudire, je n'avais pas remarqué que le talon de ma botte droite venait de se casser. Après avoir vue le massacre de ma botte, je ne pue m'empêcher de crier:
− Mais c'est quoi ce bordel!? Ces maudites botte de merdes ayant pris toute mon économie se brisent après une putain de semaine de merde. C'est vraiment juste de la cri...
− Euh, salut, ça va bien où tu veux que je t'aide?
− Tu vois, je suis de très mauvaise humeur. Alors pas besoin d'un colon comme toi pour m'en donner d'autre! Dis-je à mon interlocuteur inconnu.
− Mais, Nath, calme-toi c'est moi Math!
Je releva la tête, pour regarder bêtement mon interlocuteur. Oui, c'était bien lui. Il était là, devant moi, sa tête baissée en me regardant de ses yeux profonds. Je le regardai dans les yeux, mais ses yeux envoûtants me firent froid dans le dos et j'esquissa son regard.
− Dé... Désolé, je ne pensais pas que c'était t... Que c'était toi.
Il rit. Sûrement de ma nervosité apparente. Reprends ton calme, Nath, ce n'est qu'un garçon comme les autres.
− Tu veux que je t'aide à te relever? Me dit-il, en me tendant sa main.
− Oui, bien sûr, ça serait sympa.
Je me relevai d'un seul coup. Il ne se doutait sûrement pas que je sois aussi légère. Je tombai sur sa poitrine, dure et rassurante à la fois. Je le regardai. Mes mains nous séparaient de quelques centimètres. Il me regarda, souriant. Il fit un petit rictus, qui me fit dégager de sa poitrine pour enfin avoir une position détendue et stricte. Il y eu tout d'un coup un grand malaise entre nous. Il regardait ces pieds et moi aussi. Enfin, pas totalement...

# Posté le samedi 01 mars 2008 18:13

Modifié le lundi 24 mars 2008 13:01