vingtième chapitre - part VII

vingtième chapitre - part VII
- QUAND VAS-TU COMPRENDRE QUE NON! CE N'EST PAS TROP TÔT D'ACCORD, ÇA FAIT PLUSIEURS JOURS QUE JE L'ATTENDS ET QUAND ON Y ÉTAIS, TU VEUX PAS! DIT-MOI POURQUOI!
Je baisse les yeux devant son visage déformé par la colère, incapable de répliquer à ses paroles lancées avec une rage incontrôlable. La culpabilité d'avoir arrêter notre élan passionnel me ronge, puisque je sais qu'elle voulait peut-être plus que moi continuer. Mais, ce qui doit m'énerver le plus dans tout ça, c'est que tout était parfait avant que je fasse cette stupide bêtise. J'ai tout fait pour que ce moment auquel nous avons frôlé il y a à peine quelques instants se retarde avec subtilité. J'ai tout fait pour ne pas déclarer forfait à mes désirs le jour de la Saint-Valentin. Tous ses efforts m'ont mené au moment où je les gâcherais. Tous, sans exception. J'ai coupé nos élans trop brusquement, trop superficiellement. Maintenant, elle me demande des explications que je ne lui donnerai malheureusement pas. Je suis trop faible pour la combattre plus férocement, pour ensuite la perdre définitivement. Je ne suis pas prêt, même pas du tout.
- NATH, CALME-TOI D'ACCORD! je lui crie, cherchant à cacher les quelques tremblements qui m'échappent.
- JE NE VAIS PAS ME CALMER, réplique-t-elle, plus menaçante malgré moi. PARCE QUE T'AS PAS UNE SEULE RAISON! JE SUIS HORS DE MOI ET JE ME CALMERAI PAS AVANT QUE TU ME DISES POURQUOI!?
Je me mords subtilement la lèvre inférieure, obligeant les mots qui allaient bientôt sortir à rester au fond de ma gorge. Je serre les poings par la rage de ne pas comprendre. De ne pas comprendre pourquoi je suis incapable de lui dévoilé tout. Ce tout qui me fait mal, et qui me détruit de plus en plus. La seule réponse qui s'offre à moi est que je ne suis pas prêt. Pas prêt à perdre tout en révélant ce qui me ronge silencieusement. Alors, je vais me contenter d'emprunter le chemin le plus facile pour un faible comme moi. Celle de la fuite.
- Laisse donc faire... je me contente de murmurer entre mes dents.
Échappant une nouvelle fois au regard inquisiteur de Nathalie, j'emprunte la sortie où elle s'est postée sans un mot. Mon regard se perd à travers les murs de mon appartement, cherchant maintenant où je dois aller. La réponse se présente devant moi quand je vois mon T-shirt gisant sur le plancher de mon salon, près du sien. Je m'avance alors vers celui-ci à grande enjambée, mon regard scrutant chaque détail de la pièce que je vais engouffrer à une vitesse folle. C'est alors qu'un étrange étirement se fait sur mon pouce droit, m'arrachant un léger cri de surprise et aussi de douleur. Mes jambes se dérobent sous moi par la douleur qui s'intensifie drôlement, tandis que je serre ma main autour de mon pouce meurtris. Ma respiration maintenant devenue saccadée, j'entrouvre ma main pour apercevoir ma deuxième main presque complètement couverte de sang par la plaie béante qui perce mon doigt. Je me retourne légèrement pour découvrir que mon agresseur est nul autre que le coin de table qui m'as tant de fois blessé pendant mon enfance. Je laisse alors mon front frapper le sol légèrement, injuriant ma table entre quelques respirations difficiles. Subitement, j'entends les pas précipités de Nathalie se diriger vers moi. C'est alors que mes membres se crispent en un instant devant la découverte de l'instant. J'ouvre grand les yeux pendant que le constat de la situation traverse mon esprit à vive allure. Les gouttes de sang qui tombent sur le sol laisse mon esprit vagabonder vers une panique prochaine. J'entrevois déjà le futur prochain. Ce futur prochain qui a déjà hanté mes cauchemars. Ce futur prochain que j'ai tant redouté. Ce futur prochain qui me fait trop peur pour y penser concrètement.

Tandis que les pas de ma copine se rapproche dangereusement, des idées tumultueuses traversent mon esprit à vive allure, mais mon adrénaline ne me permet de trouver la meilleure rapidement. Non, pas ça.
- Ah merde, tu saignes à mort... Attends, je vais nettoyer ça, donne-moi ton pouce...
La voix de ma princesse fait que je me rends compte qu'elle est plus proche que je le pensais. Trop proche, beaucoup trop proche. On m'a si souvent répété que dans un cas comme celui-ci, il ne devrait avoir aucun problème. Mais je suis incapable de le croire totalement pour la laisser s'approcher de seulement d'un mètre que moi. C'est alors qu'une idée se dessine rapidement dans l'esprit, que j'essaye tout de suite de chasser pour en trouver une autre. Mai il n'y a rien, à part cette solution. Cette solution qui s'accroche à moi comme si elle voulait me faire croire qu'elle est la bonne. Alors, j'essaye de le croire, quelques instants. De le croire pour me donner la force de le faire. Je ferme les yeux, cherchant à oublier les remords qui vont accompagner ce que je vais lui faire, à elle. Je suis désolé Nathalie, je t'aime.
- LÂCHE-MOI PUTAIN DE MERDE!
Mon hurlement est sauvage. Plus que je ne l'aurais pensé. Je me relève brusquement de ma position couchée pour rejoindre la cuisine, évitant le visage de mon amour qui doit sûrement montrer une expression que je suis incapable de supporter. Utilisant ma colère contre ma stupidité et ma lâcheté exubérante, j'ouvre le robinet pour passer mon pouce ensanglanté sous le jet glacé. Je jette un coup d'oeil à l'adolescente devant moi, découvrant son visage ravagé par l'incompréhension. Je me retourne brusquement vers l'eau qui coule à flot, incapable de supporter le regard brun de mon amour.
- Mais... Mathieu... Ça va...?
- NON ÇA VA PAS! je crie, essayant de me convaincre moi-même. JE VEUX PAS LE FAIRE AVEC TOI PARCE QU'EN CE MOMENT, JE VEUX PAS D'ACCORD!? ALORS PUTAIN ARRÊTE DE ME FAIRE TA CRISE OK! ARRÊTE DE ME FAIRE CHIER AVEC TES CONNERIES À LA CON!
Je finis par me retourner complètement vers mon amour, cachant avec peine la culpabilité qui m'envahit en explorant son regard dépité. Je baisse les yeux vers son nez, incapable de l'affronter plus longuement. Ma respiration est saccadée, mon visage est écarlate. Non par la colère, mais par la culpabilité. Cette culpabilité de devoir la confronter à de telles choses seulement par ma lâcheté. Si au moins elle le voyait, si au moins elle le devinait. Tout serait tellement plus simple.
- Va t'en...
Mon murmure est froid, presque blessant. Un sanglot qu'elle voulait sûrement imperceptible parvient malgré moi à mes oreilles, me déchirant simultanément le coeur. Si au moins j'étais courageux. Oui, si au moins.
- Math je...
- VA T'EN!
Ses simples mots retentirent dans mes pauvres tympans en écho. Un écho infini qui arrache mon coeur de ma poitrine tellement que ça fait mal. Je fixe avec un sang-froid étonnant ma belle qui s'élance dans le salon, prenant maladroitement son chandail gisant sur le parquet. Elle se rue ensuite vers la porte d'entrée, le regard bas, cherchant sûrement à ne pas intercepter ma fausse haine. Mais j'arrive quand même à percevoir sur le coin de ses yeux des larmes qui menacent de s'échapper à tout instant, ce que je peux malheureusement ne pas ignorer. Elle ouvre à la volée la porte pour la refermer derrière elle à la seconde même, sous mon regard incompris. Puis, le grand silence. L'atmosphère de l'appartement devient subitement oppressante, même étouffante. Je fixe toujours la porte, bien qu'elle semble normale en apparence. D'un pas mal assuré, j'avance vers la porte grise sans un mot. Comme si celle-ci était ma prochaine proie, ou encore comme-ci elle renfermait quelque chose d'épeurant. Je me trouve je ne sais trop comment à seulement quelques centimètres du porche. La respiration lente, je pose mon oreille contre le portail sans que je ne sache trop pourquoi. C'est alors que des bruits étranges me parviennent. Des bruits qui ressemblent étrangement à des gémissements. Des bruits qui témoignent d'une souffrance non divulguée. Des bruits forts, des bruits tristes. Des sanglots dont je suis la cause.

Serrant férocement les yeux et les dents, j'empoigne la poignée avec une force insoupçonnée, prêt à l'ouvrir. Prêt à rejoindre mon amour, prêt à aller consoler ma princesse. Mais malgré moi, j'arrête mon geste à la dernière minute. Je lâche la poignée pour frapper férocement le mur à ma gauche, sachant qu'il est maintenant trop tard. Beaucoup trop tard. Je laisse tomber mollement mon front sur la porte, essayant avec peine d'oublier mes derniers gestes posés. Je baisse mes prunelles sur le plancher, cherchant à me concentrer sur quelque chose d'autre que mon esprit tourmenté. C'est là que je me rendis compte que le sol sous mon visage était mouillé. Quelques gouttelettes s'écrasent sur le parquet blanc, sans que je ne sache comment. C'est alors que je découvris d'où provenait cette eau salée. Ce sont des larmes. De nombreuses larmes de douleur, et de tristesse. L'eau qui est le résultat d'une souffrance nouvelle, et d'une ancienne honte.

Des larmes qui sont les miennes.

Infos: Je voulais seulement remercier I-Wanna-an-other-life pour m'avoir mis mon 2000ième commentaires =D !

# Posté le lundi 29 septembre 2008 21:56

Modifié le jeudi 02 octobre 2008 20:04

vingtième chapitre - part VIII

vingtième chapitre - part VIII
Bordel, mais pourquoi tout ça c'est finit comme ça? Pourquoi cette stupide histoire de sexe à dû finir aussi tristement? Parce que je suis qu'un con. Un pauvre con qui est incapable de faire ce qu'il devrait faire normalement. Je me sens tellement pitoyable après avoir reparlé à Nathalie. La première fois depuis cette dispute. La première fois depuis que j'ai tout foutu en l'air, quoi. Alors que nos mains se détachent, je baisse les yeux devant la honte qui s'abat sur moi de plein fouet. Malgré que le départ vers notre prochain voyage laisse les personnes qui m'entourent créer un brouhaha assourdissant, j'entends quelques-uns des sanglots de ma princesse, ce qui arrache mon coeur de ma poitrine. Je n'ose même pas jeté un dernier regard vers celle-ci, apeuré à l'idée de voir le résultat de mes propres conneries. Je m'éloigne de l'autobus jaune et noir qui a pour but de nous emmener vers une montagne enneigée, cherchant à m'enfuir, comme un salop. Comme un lâche. Je suis un lâche. Essayer de tout faire pour ne pas devoir affronter le bon sens fait que je suis un vrai peureux. Et le pire dans tout ça, c'est que je ne fais rien pour que mon état pitoyable change. Pourquoi? Tout bonnement parce que je ne suis pas prêt. Tout bonnement parce que je suis un con, voilà tout.
− Allez, viens avec moi, faut qu'on se parle!
Avant même que je puisse comprendre que cette sorte d'ordre était pour moi, une main que je ne peux pas voir m'emporte vers un coin moins achalandé. Sortit trop brusquement de mes pensées et des mes remords, je n'arrive pas à me défendre devant cet inconnu. Alors, je me laisse presque traîner jusqu'à un coin plus sombre de l'établissement scolaire. Mon chandail se libérant brusquement, je me retourne vers mon interlocuteur pour enfin découvrir son identité. La bouche entrouverte, je fixe stupidement cette personne par la surprise de sa présence.

− Bon, maintenant, faut que tu m'explique!
Les bras croisés, Steph me toise d'un mauvais oeil, attendant une réponse qui ne se borne pourtant pas à venir. J'essaye tant bien que mal de garder un semblant de normalité dans mon expression, mais je suis quand même incapable de cacher ma surprise. Steph est quelqu'un que j'apprécie beaucoup, mais je n'ai jamais vraiment converser avec elle seul à seule. C'était souvent par le biais de Nathalie, ou encore par Gab et les deux autres. Alors je crois que c'était en quelque sorte normal que je me demande qu'est-ce qu'elle me voulait.
− De quoi tu parles Steph? je réussis à articuler, prenant enfin une position plus décontractée.
− Du pourquoi que t'as été aussi con avec Nath? réplique-t-elle, étrangement agressive.
Mon visage se ferme brusquement, tandis qu'un tremblement soudain vient perturber ma décontraction. J'ai été naïf de pas comprendre ce qu'elle voulait - elle veut protéger une de ses amies, bien évidemment. J'essaye tant bien que mal de soutenir son regard, espérant que cette confrontation silencieuse l'oblige à croire mes prochaines paroles.
− C'est seulement à cause de la teneur de la chicane, je lui lance enfin, la voix posée. Elle avait prit de l'ampleur, et Nath criait, alors j'ai pété un plomb! Je me sens vraiment con d'avoir fait ça, j'aurais jamais dû et...
− Arrête de me prendre pour une conne Math, me coupe brusquement Steph, m'obligeant à me taire. Je sais très bien qu'il y a un problème dessous tout ça. Je sais que tu cache quelque chose, alors raconte pas de conneries!
J'ouvre la bouche pour répliquer, mais la referme brusquement. Baissant honteusement la tête, je laisse un soupir presque imperceptible glisser entre mes lèvres. Malheureusement, la fille brune qui se tient devant moi l'entends.
− Ça prouve mon hypothèse, continue-t-elle, n'attendant aucune réponse de ma part. Écoute Math, faut qu'elle comprenne pourquoi t'as fait ça, sinon ça va pas s'arranger.
− Je ne peux pas lui dire, je réussis à murmurer.
− Tu dois lui dire Math. On s'en fou c'est quoi cette raison, mais tu dois le dire à Nath.
− Si tu connaîtrais cette raison, tu ne serais pas de cet avis.
− Alors... Alors dit le moi!
Je relève brusquement la tête, interloqué par sa demande. Croyant presque avoir rêvé, j'examine minutieusement l'expression de la fille brune pour comprendre que tout ce que je viens d'entendre est la réalité. Muet comme une tombe, je lui lance une grimace d'incompréhension pour lui montrer que sa quête est pour moi absurde. Non, pas absurde, seulement dangereux. Dangereux pour moi, et peut-être même pour mes potes. Mais en même temps, qu'est-ce que ça ferais du bien...
− O.K, écoute Math, continue Steph devant mon silence. Je sais que ça peut paraître débile comme ça, puisqu'on est pas les meilleurs amis au monde, mais je sens que t'as vraiment besoin de te confier. Je le vois que t'as vraiment envie de me le dire, et je crois que tu devrais le faire. Si tu me le dirais, je pourrais te soutenir auprès de Nath, sans pourtant lui dire concrètement ce qu'il y a. Et puis, en même temps, ça calmerait mes craintes, parce que tout ça me fait vraiment peur, sincèrement. Mais bon, j'ai pas envie de te forcer la main en même temps. Tu sais mon opinion, mais c'est toi qui décide.
Sur ses mots, elle se tût, me fixant avec insistance. Les yeux toujours baissés, les lèvres scellés et les poings fermés, je laisse le lourd silence s'allonger. Des mots que j'ai tant essayer de faire oublier au fond de ma gorge menace de sortir de l'ombre, alors je me bats contre eux pour qu'ils restent dans leur trou. Je me bats avec férocité avec la vérité qui risque de s'échapper de mes lèvres, ce qui serait une erreur. Enfin, peut-être. Parce qu'en même temps, elle a totalement raison - j'ai très envie de tout lui balancer. Là, tout de suite, sans raison. Pourquoi? Parce que j'ai envie de me confier avec quelqu'un d'autre que mes meilleurs amis, voilà tout. Je suis énervé de devoir me cacher du monde entier, croyant que c'est le meilleur choix. Je veux seulement un nouveau soutien dans ce putain de problème. Rien de plus.

Soupirant au passage, Steph s'apprête à partir. Sans même que je m'en rende compte moi-même, je lui empoigne le bras brusquement, l'obligeant à s'arrêter dans son élan. Elle se retourne alors vers moi, une lueur de curiosité scintillant dans son regard. Je repose mollement mon bras le long de mon corps, soupirant. Ce soupir lu fait comprendre que je m'avoue enfin vaincue, lui laissant le droit de sourire de contentement. Ignorant ce sourire, j'entrouvre la bouche légèrement, les lèvres étrangement sèches. Les mots qui avant voulaient sortir restent obstrués. Des bégaillements presque inaudibles réussient à glisser sur mes lèvres, mais à part ça rien. Pas de phrases, pas de mots. Je referme la bouche pour déglutir. Je sens mon coeur battre à tout rompre, mais je réussis à l'oublier quelques instants. La pensée que tout ça est une bêtise traverse mon esprit, mais je l'efface facilement. Oui, c'est peut-être une connerie. Peut-être même une grosse connerie. Mais ce n'est pas important. Oui, je ne veux pas que ce soit important. Pas en cet instant.

Le miracle se produit enfin. Les mots qui étaient anciennement condamnées à rester bloqués en moi décide enfin à glisser contre les parois de ma gorge pour sortir à travers mes lèvres, se transformant bien rapidement en aveux douloureux. La tension tombe enfin, pour laisser place à un halôt de sentiments que je n'ai même pas envie d'identifier. Je déballe tout sans pudeur. Sans penser aux conséquences qu'il y aura. Sans penser à ce qui va se passer. Alors que je suis peut-être en train de faire une énorme bêtise, elle m'écoute. Steph m'écoute attentivement, se concentrant seulement sur moi. Et elle ne manque aucun bout de ce que je lui raconte.

# Posté le lundi 06 octobre 2008 20:26

Modifié le mardi 07 octobre 2008 21:35

pause

Comme vous l'auriez remarquer, le dernier article revient de longtemps. Je ne sais pas si je le voulais vraiment, mais maintenant c'est décidé:

je fais une pause.


Pourquoi? Tout simplement que je n'ai même pu le goût de continuer, et je n'ai plus d'inspiration. En plus, je n'ai plus le temps à cause de mes pleins de travaux. Mais, la cause principale est que j'ai quelques problèmes personnelles depuis la rentrée, et que ça à miner mon moral en quelque sorte. Alors comprenez que je n'ai pu vraiment le goût d'écrire une telle histoire en ce moment.

Je ne sais pas combien de temps va durer cette pause. Peut-être des semaines, ou peut-être qu'elle ne continuera pas. J'y pense encore.

Merci de votre compréhension.

# Posté le mardi 21 octobre 2008 22:27

Toute histoire se finit. Ma fin commence aujourd'hui.

Et oui bah, comme le dit le titre, c'est la fin. Je ne mettrai pas la suite d'itsnota-dreamx...

Vous vous en doutiez sûrement puisque ça fait super longtemps que je n'ai pas mis la suite! Mais bon, maintenant c'est officiel au moins. Les raisons qui me poussent à arrêter l'histoire ici sont bien sûr mes problèmes personnelles, mais aussi parce que je n'ai plus du tout le goût. Je ne suis plus pressée de mettre la suite pour mettre vos impressions, en fait ça me lasse un peu. C'est aussi que cette histoire m'énerve en quelque sorte: j'ai commencer à l'écrire quand j'avais 12 ans, et la publier sur ce blog à 13 ans. Maintenant, j'en ai 14. Mon style d'écriture à complètement changé, et mes goûts aussi. It's not a dream ne représente plus pour moi un défi, ni même un roman. J'y penserai comme être simplement mes premiers vrais débuts, ce qui m'a donner le goût d'écrire réellement.

Sinon, je vous remercie d'avoir poster vos commentaires et vos impressions sur le blog. Je suis désolée de terminer à un moment aussi décisif, mais ne vous inquiétez pas; je vais vous expliquez en quelque sorte tout ce qui c'est passer et révéler le secret de mathieu dans un épilogue, 15 ans plus tard. Je vais essayer de mettre les conséquences de ce qui s'est passer dans les trois livres que je projetais, mais ce sera un peu différent. Mais bon, l'important, c'est de ne pas vous laissez en plan non?

Bref, l'épilogue arrivera bientôt. Je m'excuse encore!

Pascale

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 15:34

Résumé de la fin de « ce n'est pas un rêve »

Résumé de la fin de « ce n'est pas un rêve »
J'ai décidé de faire le résumé de la fin du tome. C'est plus facile, et je crois que ce serait mieux de finir comme ça! Après cet article, je créerais le résumé du tome II et du tome III, pour vous faire comprendre ce que j'avais en tête ; ).

Fin du tome I :


Chapitre avec Mathieu :
La classe se rend enfin en vacance dans les montagnes. Mathieu se terre tout de suite dans sa chambre, incapable de sortir affronter le monde qui l'entoure. Qu'est-ce qui lui a pris de tout déballer à Steph? Il l'ignore, et se sent affreusement idiot. Maxime le convainc d'aller voir Nathalie pour aller se réconcilier avec, considérant que c'est la seule solution pour empêcher Steph de tout dévoiler. Mais, sur le chemin, Madeleine l'intercepte, et lui donne comme menace sous silence que, s'il ne lui tient pas compagnie pendant la journée, elle allait révéler son secret à tout le monde. Il s'exécute, dégoûté.

Après avoir passé la plupart de son temps avec Madeleine, il décide d'aller se faire pardonner à Nathalie, ce qu'il réussit. Le soir où que ses amis et lui décident de jouer à vérité vérité arrive, et il couche avec Nathalie, pour son plus grand bonheur. Le lendemain, il se fait réveiller brutalement par ses meilleurs amis, qui demande des explications. Il comprend enfin son erreur, et se sent affreusement coupable.

Presque trois semaines après, Nathalie lui demande qu'est-ce que le secret que comptait révéler Madeleine à son anniversaire. Il est furax, mais pas contre elle, mais contre lui. Il n'ose toujours pas lui avouer, et il se sent franchement stupide. C'est Steph qui le convainc de tout lui dire, lui faisant comprendre qu'il ne serait de toute façon jamais prêt. Il écrit alors un mot à Nathalie, lui donnant rendez-vous dans un parc le soir même.

Il y va, apeuré. Il a peur de cette réaction qu'il a tant fuit auparavant. Mais, quand il la voit, sa peur s'évapore. Il comprend que l'amour puissant qui s'anime entre eux pourrait combattre n'importe quoi. Alors, confiant, il s'avance vers son bonheur. Mais l'auto le frappe, sous les yeux horrifiés de sa belle. Il essaye de lui révéler son secret, mais n'y arrive pas. Il tombe alors dans le monde de la nuit, empêchant Nathalie de découvrir qu'il a le sida.

Derniers chapitres :
Nathalie est à l'hôpital, angoissée, pétrifiée. Mathieu est en salle d'opération, et elle attends depuis plusieurs heures dans la salle d'attente. L'image de son Roméo se faisant meurtrir par cette auto rouge se répète dans son esprit inlassablement, détruisant dans un brasier douloureux son c½ur. Elle décide d'aller aux toilettes pour se laver une énième fois les mains, et elle y rencontre la mère de Mathieu, elle aussi blessée. Quand elles rejoignent la salle d'attente, le médecin leur annonce qu'un bout de bois s'est introduit dans la poitrine de Mathieu, touchant légèrement le c½ur en même temps, ce qui fait qu'une simple opération ne lui réserve que trois chances sur cinq de survie. La meilleure solution serait une transplantation, mais la liste est trop longue. Nathalie est complètement anéantie par la nouvelle, et elle va rendre une visite de Mathieu qui est maintenant installé dans une chambre, assommé. Elle pleure en silence son chéri qui combat la mort, mais elle entend subitement une conversation derrière la porte. C'est le médecin de Mathieu et sa mère, dans une conversation enflammée. Curieuse, elle les espionne et découvre malheureusement par la bouche du médecin le secret de Mathieu. Soit qu'il a le sida. Abattue et sidérée, elle s'enfuit de l'hôpital, sachant qu'il y a des chances qu'elle soit infectée.

Elle rentre chez elle. Sa mère lui tombe dessus, furax. Insensible, Nathalie lui explique la situation. Sa mère, stupéfiée, la prends dans ses bras, lui adressant des mots encourageants. C'est alors qu'elle lui promet qu'elles amèneront la famille de Mathieu en cour. Nathalie se détache brutalement, incapable de concevoir l'idée de poursuivre quelqu'un qui est sur son lit de mort, surtout celui qu'elle aime et qui l'a rendue heureuse. La mère et la fille se dispute violemment, et celle-ci lâche sans y penser qu'elle a couché avec Mathieu.

On se retrouve au moment du prologue. Après avoir été giflée par sa mère, Nathalie s'en va dans sa chambre, un halot d'émotions traversant son corps sans pudeur. Elle pense a tout ce qu'a fait Mathieu pour elle, a tout ce qui l'attends, maintenant. Mais qu'est-ce qui l'attends vraiment? Elle ne le sait pas. La seule chose qu'elle sait, c'est que ce sera affreusement laid. Bien qu'il l'ait mis en danger, elle veut sauver Mathieu. Il le mérite, et elle le sait. C'est alors que l'idée lui apparaît, comme une illumination : il veut un c½ur, il en aura un.

Elle titube en bas, des souvenirs lui apparaissant. La première rencontre, les premières paroles, le premier aveu, le premier baiser, le premier « je t'aime ». Les plus beaux moments traversent son esprit, tandis qu'elle court dans la salle de bain avec un couteau, prête à se couper les veines pour sauver celui qu'elle aime. Le flot de souvenirs s'abat toujours sur elle, sous les cris de sa mère derrière la porte qui l'a vue avec un couteau. Alors qu'elle s'apprête à peser la lame sur son poignet, les paroles d'un vieillard dans un autobus plein, le jour de la Saint-Valentin, lui revint :

L'amour, c'est offrir à quelqu'un qui n'en veut pas quelque chose que l'on n'a pas. Mais, desfois, il vaut mieux rien donner pour que les c½urs soient heureux.

Elle comprends enfin qu'offrir son c½ur à Mathieu n'est pas ce qu'il veut. Que, bien qu'il le mérite, il ne le voudrait pas.

Soudainement, ses mains tremblent. Elle ne voit plus rien, elle a de la misère à respirer. Avant de passer la porte qui la mènera vers le monde de l'obscur, un dernier souvenir la frappe.

- Ce n'est pas un rêve, princesse.

FIN DE CE N'EST PAS UN RÊVE





p.s l'image n'a aucun rapport, mais c'est Zero $)

# Posté le mercredi 31 décembre 2008 18:02

Modifié le dimanche 29 mars 2009 13:04