Je vis Stéphanie par-dessus Gabriel, en train de l'embrasser goulûment, prête à enlever le pantalon de celui-ci. Gabriel n'avait pas de chandail, et Steph non plus. Elle me dit, avec le plus grand des sourire :
− Oh, c'est pas grave! Allez, viens ma petite chipounette d'amouuuuuur! Ça va être amusant à trois, ahah!
Je pouvais voir qu'elle avait beaucoup trop bue. Je refusa gentilment, mais elle insista. Je dû partir, sans même lui répondre, sinon ça aurait été long avant qu'elle abandonne. J'étais encore traumatisée par cette découverte. Stéphanie, cette fille calme et gentille, se fouttant des mecs, qui était maintenant prête à aller jusqu'au bout? Je ne pouvais pas le croire... Je ne suis pas dégoûtée, mais surprise que ce soit elle qui aille jusqu'au bout en premier. En tout cas, change toi les idées Nath, tu dois trouver Mathieu, c'est ce qui est le plus important!
Enfin, quelqu'un savait où il était! Arnaud m'avait indiqué qu'il était sur le bord de la rue, deux maisons plus loin. Je le remercia et partit en courant vers la porte d'entrée. Sur le trottoir, je pu voir Mathieu, toujours sa bouteille de vodka à la main, assis sur le bord de la route. Je marcha vers lui, lentement. Va t'il me repousser? Où va t'il accepter de me parler, pour s'expliquer? J'avais tant de question, mais je n'aurais que ma réponse si j'arrive bientôt au bout de cette fichue rue.
− Salut... Dis-je, me mettant à côté de lui à terre.
Il ne me répondit pas, il tourna sa tête pour ne pas me regarder. Je voyais de la rage dans ses yeux, mais aussi de la tristesse. La plus grande tristesse que j'avais vue de ma vie.
− Faudrait peut-être que tu me répondes, parler toute seule ce n'est pas vraiment intéressant. Dis-je, essayant d'adoucir ce silence long et dur.
− Qu'est-ce que tu veux que je te dises!? Dit-il, tournant la tête vers moi, ayant perdue ce regard que j'aimais tant.
Je ne le reconnaissais plus, il était si dur. Je ravalai mes larmes prêtes à couler puis je lui dit :
− Je sais pas moi, pourquoi t'est partit comme ça de la fête!
− Pourquoi je suis partit de la fête, blablabla... Dit-il, imitant mes gestes incompréhensibles.
− Arrête de faire ton bébé gâté et explique-moi!
− POURQUOI!? Peut-être parce que tu te frottais comme une vraie salope sur un autre gars!
Il me l'avait crié, il m'avait presque agressé. Il était rouge de colère et, moi aussi. Espèce de salaud, c'est qu'un gros con! Comment j'ai pu lui trouver quelque chose d'intéressant!
− Comment peut-tu me dire un truc pareil!? C'est toi le gros con qui touchait une des plus grosses salopes de l'école. En plus, t'as accepté son invitation! Alors avant de me traiter de salope, pense-y à deux fois!
Il se leva d'un bond et partit au milieu de la rue. Mais quelle mouche l'a piqué lui!? C'est qu'un gros chialeux ou quoi! Je le suivis, enragée. Il n'allait pas s'en sortir comme ça!
− Hey, dégonflé, reste ici j'ai pas finit! Lui dis-je, prenant son épaule pour le retourner brusquement.
− ET MERDE, TU VAS ME LÂCHER! PUIS PEUT-ÊTRE QU'ELLE L'A PROPOSER, MAIS C'EST PAS MOI QUI EST ALLÉ LUI DEMANDER!
Il venait de me crier cette phrase. Il était rouge de colère. Il faisait presque peur à voir, tellement qu'il était intimidant. Il n'allait pas me faire pleurer, ni me faire enfuir. Oh non, il ne le mérite même pas. Sur le même ton, je lui cria :
− NON MAIS MERDE, TU M'AS LAISSÉE TOUTE SEULE GROS CON, J'ALLAIS PAS RESTER LÀ EN T'ATTENDANT, JE SUIS PAS CONNE COMME TOI PAUVRE RATÉ!
− PAUVRE RATÉ!? C'EST TOI LA RATÉ DANS L'HISTOIRE EN SE FROTTANT SUR N'IMPORTE QUI!
− ET MERDE T'ES QU'UN GROS CHIALEUX! JE ME DEMANDE COMMENT TES AMIS TE SUPPORTE!
− PFF J'ARRIVE PAS À CROIRE QUE J'AI DÉJÀ ÉTÉ AMI AVEC UNE PERSONNE AUSSI HAINEUSE QUE TOI!
− ET MOI! TU PENSE À MOI? MOI J'ARRIVE PAS À CROIRE QUE JE T'AI DÉJÀ AIMER!
− ET MOI TU SAIS... Quoi qu'est-ce que t'as dit!??
Ah non, c'est pas vrai...



