− Nath, qu'est-ce que t'as? Me demanda t'il, s'assiant à côté de moi. Depuis quelques temps, tu es tellement stressée!
− Je sais mais... Dis-je, sur un ton entre la frustration et l'agacement. Je suis énervée à cause de tout le monde! Ils viennent me parler sans aucune raison, même si je ne leur ai jamais parler! Voyons, je ne pensais pas que c'était si ridicule! Je suis simplement une fille qui sors avec toi! Mais comme je sors avec toi, je suis devenue comme toi! Et comme je suis devenue comme toi, je suis achalé à longueur de journée! J'ai jamais vue ça! J'ai jamais vue autant de stupidités dans une même école! Je crois que je vais pété une coche! Sérieusement, je vais devenir folle! Je ne suis plus capable! Je vais mourir, ils me font chier royalement!...
Je m'arrêta. Je regardais Mathieu, qui était si calme. Il me regardait intensément, sans rien dire. Pourquoi ne réagissait-t'il pas? Il aurait dû essayer de me calmer, de me comprendre, de me faire taire, de m'embrasser! Non, rien. Déjà que j'étais énervée, il ne m'aidait pas beaucoup! Ce que je le hais quand il fait ça! On ne dit pas que l'amour et la haine vont ensemble? Ouais, peut-être, mais c'est pas le sujet! Oui, mais Nath, ne t'en prends pas à lui! Il n'a rien fait. On s'en fou! Je sais qu'il ne va rien dire! Oui, mais il ne mérite pas ça, non? Oui, j'avoue... Mais bon, ça me rends tout simplement hors de moi! Allez, réponds Mathieu, je n'attends plus que ça...
− Nathalie Paré, arrête de te plaindre.
Je ne dis rien. Je ne m'attendais pas à ça du tout! Je le regarda, surprise par sa réponse. Mais, je me rendis bien compte qu'il avait raison. Je me sentis soudainement coupable, même très. D'une voix pleine de culpabilité, je lui dis:
− Ah, Math, je suis tellement désolée... Ça doit être à cause de mes, comment dire... Hormones!
− Je crois sincèrement que c'est plus que ça Nath... dit-il, prenant ma tête tendrement. Tu sais, je suis dans la même situation que toi en ce moment. Moi aussi je n'aime pas toute cette trame! Ça va bientôt s'arranger, ne t'inquiète pas.
− Oui, mais, comment? Dis-je, une voix entre la tristesse et la colère. Comment Mathieu? Je suis fatiguée de ce jeu là, je veux seulement redevenir invisible, seulement être avec toi, seulement toi...
Une larme perla ma joue. Les maudites règles qui me rendent émotive... Il me l'essuya d'un revers de main, puis me chuchota :
− Dans deux jours, tu auras une soirée que tu ne pourras pas oublier. Je vais te donner une soirée où que tu pourras t'évader, t'échapper. Tu vas avoir une soirée et une nuit magnifique, je te le promet...
Je l'embrassa et le pris dans mes bras, sans rajouter un mot. Je réfléchissais sur ce qu'il venait de dire: tu vas avoir une soirée et une nuit magnifique, je te le promet... Que veut-t'il dire par une nuit magnifique?
Tu le sais très bien.
Veut-il parler de... Non! Sûrement pas!
Arrête, ça ne marches pas! Tu le sais très bien que c'est ça!
Pas après... Trois semaines! Trois semaines, c'est pas assez... Est-ce que c'est assez?
Pour lui, oui : c'est un mec.
Non, ce n'est pas assez! Ce n'est sûrement pas assez... Ah non, je suis sûre qu'il parle de ça!
Enfin! Elle a compris...
Oh mon dieu, oui oui oui oui!!! Depuis le temps que j'attendais!
Oui, depuis le temps...
Maintenant, il faut que je trouve un mensonge plausible à ma mère... J'ai une idée!
Bonne idée!

